Les adeptes de musculation l’ont tous déjà vécu. En fin de série d’un exercice, les dernières répétitions ne passent plus. Si certains pratiquants y voient le signe d’un entraînement efficace et considèrent l’échec musculaire comme une condition pour progresser, on peut aussi se demander si pousser ses muscles jusqu’à cette limite à chaque série s’avère pertinent. Entre stimulation musculaire, fatigue et récupération, la réponse dépend de votre objectif et de l’exercice réalisé. Décryptage.
L’échec musculaire correspond au moment où, malgré un effort maximal, on ne parvient pas à terminer la phase de montée d’une répétition sur toute son amplitude. La charge bloque, il devient impossible de poursuivre sans aide, sans prendre d’élan ou sans modifier le mouvement.
À noter : avant d’atteindre cet échec musculaire, la technique peut commencer à se dégrader. Si vous devez raccourcir l’amplitude, prendre de l’élan ou modifier votre posture pour poursuivre la série, on parle alors d’échec technique. En pratique, ce signal constitue généralement un bon moment pour arrêter la série, notamment sur les mouvements complexes.
Atteindre systématiquement l’échec musculaire n’est pas nécessaire pour prendre du muscle. Un effort suffisamment intense, réalisé près de cette limite, peut déjà stimuler efficacement la musculature et favoriser l’hypertrophie.
Bon à savoir : pour gagner en force, la charge utilisée et la progression de l’entraînement jouent en outre un rôle particulièrement important.
Les répétitions en réserve, ou RIR, donnent un repère simple. A titre d’exemple, si vous terminez dix répétitions mais que vous pensez pouvoir en effectuer encore deux correctement, cela signifie que vous êtes à environ deux répétitions en réserve. Plus ce chiffre diminue, plus vous vous rapprochez de l’échec.
Le type d’exercice compte aussi. Sur un squat, un développé couché ou un soulevé de terre, conserver une marge aide à préserver la technique et à limiter une fatigue excessive. Pour mieux comprendre ces mouvements, retrouvez notre guide des exercices polyarticulaires.
A retenir : sur une machine ou un exercice plus ciblé, aller ponctuellement jusqu’à l’échec peut se révéler plus simple à maîtriser.
Attention toutefois, plus vous poussez une série loin, plus elle génère de la fatigue. Multiplier les séries menées jusqu’à l’échec peut donc diminuer la qualité du geste ou des exercices suivants et rendre la récupération plus exigeante. Le bon dosage consiste donc à travailler suffisamment près de sa limite pour stimuler les muscles, sans faire de l’échec une règle systématique.
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Crédit photo : Magnific.
Auteur : Séverine